samedi 24 octobre 2015

Pensée#28

Nous sommes porteurs de messages.
Assumons.
Partons de nos plus bas et vils  instincts, exprimons nos clichés.
Surtout, il est question de se tromper, de beaucoup se tromper, d’énormément se tromper, afin de bâcher cette âme bestiale qu'est notre ego et d'aller vers l'humilité. Que pensons nous du genre humain ? 
L'union fait la force. Il est nécessaire de comprendre ce qu'est l'union et les règles qui lui incombe.

jeudi 22 octobre 2015

Pensée#27

Une nouvelle année a commencé.
Un premier concours envoyé.
Un échec cuisant sur le travail en groupe.
De la remise en question.
Le paysage... Une sensibilité...
des engagements.
Une volonté de déplacer des montagnes.
Projeter et construire un avenir.
Prendre encore du recul, toujours et encore.


dimanche 30 août 2015

pensée #26

Venise et la biennale d'architecture 2014


Je me suis rendu mi-Septembre en Italie afin de visiter la biennale d'architecture de Venise.

Expérience spatiale garanti. Expérience culturelle également. Venise est une ville pittoresque où il y fait peut être bon vivre ! Ne serait-ce que pour le climat ! Soleil, ciel bleu... Après je n'ai pas encore d'éléments de comparaisons avec d'autres villes italiennes me permettant de donner un avis. Ce qui est sûr c'est que la ville ne manque pas d'authenticité. On ressent  le fait d'être dans un lieu touristique du fait de sa forte densité (petites rues étroites, maison accolées). Maisons, palais vénitiens aux multiples coloris, aux encadrements de fenêtres soulignés d'un contour blanc, gondoles, gelato. Enfin tout cela quoi. Je ne suis pas sensible à certaines richesses de façade que certains palais ou églises possèdent, je trouve cela trop lourd. Je ne suis pas emporté par les ponts qui regorgent à Venise, non, évidemment cela fait partie d'une période de l'histoire. Je n'ai pas de véritable attrait pour l'architecture de la renaissance bien que cette période ait eu un impact important en architecture, tant sur la manière de représenter, de concevoir que de construire. A contrario j'apprécie la ligne simple et la matérialité de la gare Santa-Lucia, la courbe du pont de la constitution ou encore le campanile, ses briques rouges et son toit en cuivre. le palais des doges ne me laisse pas indifférent, il y a une certaine finesse dans le parement et la répétition du rythme imposé par les colonnes, les arcs, le calepinage.

Les pizzas y sont délicieuses ! Bien choisir son adresse quand même !

En fait, je ne savais pas trop à quoi m'attendre quand je parlais de la biennale d'architecture de Venise. Je crois que c'est l'idée du voyage que j'aime à chaque fois. Se déplacer, aller ailleurs... Dans un premier temps nous avons profité pour visiter un peu (oui nous étions là pour 3 jours), se perdre dans les petites ruelles, sortir du sentier touristique qui nous rappelle à l'ordre très vite. Nous avons découvert des installations liées à la biennale par-ci par-là en plein Venise. C'était cool ! Bon le moins cool c'est que tout était écrit en anglais. En fait je cherchais le showroom d'Olivetti réalisé par Carlo Scarpa que l'on m'avait fortement conseillé de visiter. Il se situe sur la place St Marc. Je ne m'attendais pas à un condensé d'architecture. Je ne m'attendais pas à ce que cela soit aussi petit ! Malgré tout le charme à opéré.

Lorsque nous arrivons une première marche vient marquer le seuil, elle nous prépare à entrer par une grande porte en bois vitrée qui marque l'entrée dans l'univers Olivetti. Dès lors que nous franchissons la porte, nous sommes directement bercés par la musique douce que produit l'eau de la fontaine japonisante. Elle donne au showroom une identité de jardin zen. Une séquence d'espace s'offre à nous  selon la direction que nous souhaitons prendre. D'un côté, nous sommes compressés verticalement  puis horizontalement  dans un petit couloir. Une  marche vient ponctuer  une différence de sol vers un espace tenu.  Il met en valeur un quadrillage en bois habillant les fenêtres et inclut une porte donnant vers un espace extérieur. Une lumière diffuse est générée par un éclairage encastré  dans le mur et également par la lumière du jour.
Lorsque nous  revenons vers le centre du RDC, nous observons les ouvertures lumineuses (baies vitrées) qui donnent vers la place st Marc, De sorte que l'intérieur communique avec ce qui se passe à l'extérieur.  Les grandes fenêtres confèrent au lieu de la transparence. Seul le cadre  en bois limite l'espace du dedans et marque la frontière. L'espace central du RDC est caractérisé  par une double hauteur  marquée dans la longueur de la pièce. C'est une respiration dans ce jeu de compression-dilatation que nous retrouvons sur le côté gauche. Elle met en scène l'escalier qui nous amène à l’étage.
Ce qui est remarquable à l'étage c'est cette impression d'être suspendu. L'étage est décollé des murs ceinturant le showroom. Comme au RDC des luminaires encastrés verticalement et horizontalement viennent appuyer la perspective de la pièce. Magnifier, c'est cela qu'à réussi Scarpa.

Nous nous sommes dirigés vers la Biennale enfin giardini. De l'ombre nous attendait, c'est vrai qu'il faisait chaud.  Nous avons acheté nos entrées et nous sommes rentrées dans ce parc caché sous de grands feuillus, je dois dire. Nous sommes dans giardini et nous découvrons de nombreux pavillons estampillés du nom de chaque pays qu'il représente.

Bienvenue dans le monde des expériences spatiales, où chacun, de part sa culture nous amène à appréhender le plein, le vide, la lumière et ceux de différentes manières. Allez-y, allez visiter la biennale de Venise, allez confronter votre sensibilité, vos émotions, votre esprit critique, car rien ne pourra mieux d'écrire cette expérience kinesthésique que vous même. Et des fois, on ne comprend rien sur l'instant ! Décrire ne remplacera jamais vivre des émotions.

La poésie, pour l'apprécier, il faut l'apprendre, la répéter, la comprendre, comprendre les mots qui la composent, la construise et puis la vivre.  L'architecture est à la même enseigne.

La biennale s'organise en deux site et après avoir fait Giardini nous nous sommes dirigés vers l'arsenal visité la suite de l'exposition. Le site en lui-même est particulier puisque c'est un ancien chantier navale. De très belles maquettes, de somptueuses planches, de magnifiques photos, enfin du rêve quoi. venez visiter, venez découvrir !



jeudi 13 août 2015

Pensée #25

J'ai toujours eu du mal avec le terme de spécialiste. Se ranger dans une case. J'ai toujours apprécié en savoir sur tout, être un généraliste. Etant donné que les choses arrivent vite et que je vais devoir choisir un master, je me questionne souvent sur ce que j’apprécie en architecture. Alors, je ne sais pas. c'est le statut quo. Ce qui est sùr c'est que je dois m'ouvrir le champ des possibles. Je trouve que le projet urbain est une noble cause pour ma part, c'est intéressant. j'attendrai de me confronter à cette fin de licence pour appréhender ce domaine. J'ai la nette impression que c'est l'échelle d'étude qu'il me faut. De l’îlot au territoire...  du rêve. L’étalement urbain.

Un petit voyage vers les Pays Bas s'organise. Un voyage que j'ai déjà effectué 5 fois. Redécouvrir avec un nouveau regard. Voir entre les lignes. 

mercredi 12 août 2015

pensée #24

En fait,  peut être que le rapport qui existe entre l'espace du dedans et celui du dehors c'est parfois une question d'émerveillement.

Regarder par la fenêtre.

Evidemment, il y a des lieux qui ne se prête guère à cela.

jeudi 6 août 2015

Pensée #23

"la qualité du cadre de vie conditionne la pensée et le comportement"

Claude Nicolas Ledoux

Lorsque qu'un individu comme cet auteur est capable d’écrire cette phrase n'est-il pas intéressant de questionner les volontés qui sous tendent dans certains projets ? ou même dans l'histoire de l'architecture ?

vendredi 17 juillet 2015

pensée #22

équilibre entre réalité constructive et pensée architecturale

Lorsque je commence à penser un projet, je crayonne des idées par-ci par-là sur une feuille. Évidemment je les compile dans un cahier afin d'avoir un retour sur ma progression. Ceci me permet de revenir en arrière pour re-développer une idée que j'avais laissé de coté, car en effet garder les idées dans son esprit ne permet pas de prendre conscience des possibilités qui s'offre à nous et surtout d'affiner ma pensée. C'est pourquoi il est nécessaire de commencer très tôt à dessiner. D'une part, afin d'organiser le plan, de hiérarchiser les espaces et d'autre part afin d'éclaircir ma pensée au fur et à mesure et d'en être conscient enfin le projet sera-t'il constructible ?  C'est aussi le moment d'appréhender l'expérience de la proportion et donc lorsque je crayonne, je m’aperçois qu'il faut vite passer au dessin à l'échelle afin de me rendre compte de la réalité de l'idée et de calibrer les espaces en fonction de leurs utilisations. Est-ce possible ou pas ? Vais-je arriver à dessiner ce que j'ai projeter ? Vais devoir repenser le projet ?

Il y a certainement une part d'inconnu dans ce processus que je découvrirais plus tard.

Une chose intéressante reste à noter: le dessin est une mémoire. Quelque part, dessiner c'est se souvenir. Boileau disait qui se conçoit bien s’énonce clairement.