mercredi 19 mars 2014

Pensée #10

Découverte de l'architecture Allemande.

Deux semaines se sont passées. Hanovre, Basse saxe, ville d'Allemagne. Première expérience de ce pays. Il y fait bon manger à toute heure, à croire qu'ils ne font que ça les Allemands, ils snakent : bretzel, döner, la célèbre currywurst ! et autres petits sandwichs pas cher ! allez, regardons un match d’Hanovre 96 en sirotant une bonne bière allemande pas chère bien sur ! ( je ne bois pas mais ça sonne bien dans l'imaginaire) En toute évidence la vie n'est pas chère ou du moins elle semble.

Ma première impression a été la même qu'à Amsterdam : c'est une ville qui respire. C'est une ville où l'oppression n'a pas lieu d'exister. Les bâtiments n'excèdent pas en général R+4.  Nous sommes dans une échelle agréable à vivre, loin des rues labyrinthiques des mégalopoles étouffantes. Bien entendu il existe des bâtiments colossaux. Cependant ils sont parsemés dans la ville, ils ne se réunissent pas comme à l'accoutumée. Nous avons tellement de recul, qu'il nous reste le temps de les appréhender avant qu'ils nous dominent de par leurs grandeurs. On remarque que la ville n'a pas de skyline à proprement parlé. C'est peut être un choix et ce n'est pas évident à apprécier quand nous en avons l'habitude.

 L'espace scénique d'Hanovre se trouve être un savant tracé de grands axes dilatés, rythmés par les va et vient des trams, des piétons, des vélo, des bus. En parlant de bus, il existe a Hanovre de nombreux abris bus dessiné par des archi célèbre : Franck Ghery, Ettore Sottsass ou encore Alessandro Mendini. Une musique douce à l'oreille d'un apprenti architecte, d'un urbaniste. Chacun a sa place et il y a de la place pour  tout le monde ! Savoir vivre allemand oblige j'irai ramener mes bouteilles de plastiques et de verres consignées  afin de récupérer une remise. j'irai vaguer dans les rues de Mitte pour faire du shopping ou écouter de jeunes et talentueux musiciens/chanteurs.

Y sont bien ces allemands. Des escaliers mécaniques à double sens qui s'arrêtent quand il n'y a pas de circulation dans les halles . Quoique cela existe aussi en France ! Hanovre c'est une ville verte dans une plaine. Par ici, par là des parcs, des lacs. il y a quelque chose qui me plait ici : on se balade, on prend plaisir à observer, à se perdre par curiosité. On trouve des quartiers de maisons anciennes, des unités d’habitations plus récentes. L'art déco, l'art nouveau sont passés part là. Malgré tout, je ne suis pas séduit par tout ceci, du moins en prime abord.

Il est clair, je ne suis pas renseigné sur l'histoire de la ville. Je souhaite livrer ici un ressenti. En fait, cette ville semble arrêtée dans le temps et pourtant. Je commence à penser de plus en plus que nous dessinons et construisons à l'image de ceux qui habitent. Vu les conditions météorologiques et d'ensoleillement du nord de l'Allemagne On remarque tout de même un besoin important de lumière naturelle, alors tant qu'à faire utilisons de grandes fenêtres, des fenêtres oscillo-battantes s'il vous plait, soyons fonctionnels.

Evidemment qui dit style art nouveau, art déco, dit bow window. Cet élément d'architecture si je puis l'appeler ainsi apporte une vrai qualité à l'espace. D'une part à l'extérieur du bâti puisqu'il met en relief  la façade, il la caractérise et d'autre part l'intérieur puisqu'il permet un apport de lumière dans cette pièce importante qu'est le salon, de manière générale, tout en lui conférant un volume particulier.

Une question m'interpelle tout de même : Est-ce le voyage qui nous fait apprécier d'avantage l’univers différent qui existe ailleurs  ou bien est-ce la saturation de notre propre environnement qui nous amène à apprécier l'ailleurs ? Je remarque qu'il est dur d'apprécier un habitat sans calquer un schéma de vie courant d'un individu lambda qui travaille. Il est dur d'apprécier l'ergonomie d'une ville sans être cet individu.

Ce qui serait intéressant c'est de découvrir qui est l'allemand ? Qui est ce personnage pour qui la ville est façonnée ?

samedi 1 mars 2014

Pensée #9

Voyage

C'est bon de voyager, on découvre, on se découvre ou redécouvre. On récompense notre volonté insatiable de savoir, on s’en va à la rencontre de l'architecture à travers le monde. Certaines fois à 10 km, d'autre  fois à 600 km et plus loin encore. Voyager, c'est encore mieux avec de la conscience (conscience en tant qu'architecte) afin d'essayer de comprendre les enjeux qui entoure un projet. Ce que je trouve dommage malgré tout c'est le fait de ne pouvoir visiter de magnifiques bâtiments du fait de leurs statuts, de ce fait ils sont inapprochables.

Quand je voyage, je n'aime pas me rendre dans un pays, dans une ville pour faire le touriste. Le mot touriste me dérange. Il est tellement négatif, mal vu ce touriste. Il incarne la grossièreté, la fermeture. Je préfère voyageur. Le voyageur est un rêveur, il s'efface dans le décors, il constate, il respecte et comprend. Le voyageur partage. Je veux m'imprégner du lieu, de l'atmosphère, je veux regarder et apprécie, je veux partager. Je ne veux pas rentrer dans cette course effrénée de voir, parce qu'il faut voir, de capturer l'instant parce qu'il faut prendre des photos, d'aller dans tel lieu parce que cela fait bien d'y être aller. Non je voudrai voyager pour m'enrichir avec qualité des cultures qui nous entourent.

On nous dit qu'il faut dessiner, réaliser un carnet de voyage. Je ne veux pas pour le moment. Je ne comprends pas l'utilité. Cela viendra je pense. Pour le moment, j'observe et j'écris.